Le pari de l’œuvre de Sophie Kovalevskaïa
Jean-François Peyret a mis en scène en 2005 l’œuvre et la vie de la mathématicienne Sophie Kovalevskaïa (1850-1891) en mêlant textes théoriques, biographie et imaginaire technologique. Il a révélé ainsi la puissance poétique de son œuvre. Première femme professeure d’université en Europe, elle a dû fuir la Russie et lutter toute sa vie pour être reconnue comme mathématicienne à part entière dans un monde scientifique particulièrement conservateur.
Trois jeunes actrices s’emparent de la vie de Sophia Kovalevskaïa et de la matière à l’origine du spectacle de Jean-François Peyret, Le cas de Sophie K. Une proposition pour retraverser un processus à la fois dramaturgique et scientifique, qui gravite autour des actrices — à l’image de la toupie de Sophie K. À moins que ce ne soit l’inverse. À l’intersection des mathématiques, de la politique et de la littérature émerge une nouvelle Sophie : mathématicienne de génie, communarde, nihiliste, autrice et poète.
Conception et réalisation Jean-François Peyret et Anne Monfort
Avec Léa Guillemet, Apolline Taillieu et Zoé Van Herck
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Cycle Le Pari de l'œuvre
L’acte de créer se présente comme un pari : sur la mémoire, l’avenir, la réception d’un geste qui, une fois accompli, échappe à son auteur ou autrice. Quel que soit le domaine, une œuvre pose la question de sa propre nécessité et de son inscription dans le monde. Pourquoi alors certaines œuvres du passé ont-elles toujours un écho si fort aujourd’hui ? Ce nouveau cycle de rencontres propose tous les mois à une.e invité.e de partager son rapport singulier à une œuvre.
